Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d'Iran de 1989 à 2026. Il était le successeur de Ruhollah Khomeiny, inspirateur de la révolution islamique de 1979 et premier guide suprême. Le 28 février 2026, Ali Khamenei est tué avec une grande partie de son état-major par une frappe aérienne israélo-américaine. Au mois de janvier, il avait écrasé dans le sang un soulèvement contre le régime de la République islamique. Sa mort n'a pas produit l'effondrement espéré par les États-Unis et Israël. Mojtaba Khamenei, fils d'Ali Khamenei, a succédé à son père. Malgré leur supériorité militaire et technologique, Washington et Tel Aviv n'ont atteint jusqu'ici aucun de leurs objectifs stratégiques : ni la chute du régime iranien ni l'abandon de son programme nucléaire militaire. La milice chiite Hezbollah, affidée de Téhéran, continue de défier Israël depuis le Liban. A Gaza, le Hamas palestinien, sans doute fortement affaibli, est toujours actif. De même, les Houthis du Yémen menacent le trafic maritime en Mer Rouge et dans le Bab el Mandeb.
Les préliminaires de paix signés (depuis Versailles pour Donald Trump) le 17 juin 2026 reposent sur le renoncement de la République islamique à son programme nucléaire militaire, la réouverture du détroit d'Ormuz, le dégel des avoirs iraniens saisis par les États-Unis, la fin des sanctions contre l'Iran et le retrait des forces américaines une fois le traité de paix conclu.
De nombreuses incertitudes demeurent : la « dilution » du stock iranien d'uranium enrichi serait une opération réversible ; ni Israël ni le Hezbollah ne garantissent la fin des hostilités au Liban, pourtant annoncée dans l'accord irano-américain. Enfin, les alliés arabes des États-Unis dans le Golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Émirats Arabes Unis, Bahrein, Oman) pourraient s'interroger sur une alliance qui les a exposés pendant la guerre et qui, le conflit terminé, les laisse tout aussi vulnérables vis-à-vis de l'Iran. Photo © AFP, sans date.

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