Le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris (1981-2005), assiste en 2001 à une commémoration au côté de Jacques Chirac, président de la République et du Premier ministre Lionel Jospin avec des représentants de différentes religions. La République affirme le principe de la laïcité qui repose sur la séparation entre le politique et le religieux, et considère les convictions religieuses comme une affaire privée. Mais les religions ont toujours eu une dimension publique : les relations entre État et religions sont donc une question politique.

lundi 30 mars 2026

États et religions

États et religions aujourd’hui.

Des relations de natures différentes entre États et religions sur le plan du droit public (séparation, religion officielle…)

➣ Exemple : le couronnement de Charles III d’Angleterre par l’archevêque de Canterbury dans l’abbaye de Westminster en 2023.

❑ Le Royaume-Uni a une religion d’État qui est l’anglicanisme, un compromis entre catholicisme et protestantisme. En 1534, le roi Henri VIII, par l’Acte de Suprématie, avait créé l’anglicanisme pour éviter les guerres de religion consécutives à la Réforme protestante.

❑ En pratique, le Royaume-Uni respecte la liberté de conscience (le choix d’une religion, la possibilité d’en changer, ou de se déclarer athée). Mais c’est une formule différente de la laïcité française, qui a séparé l’Église et l’État.

❑ Monaco est un autre exemple de religion d’État (en l’occurrence le catholicisme) combinée avec la liberté de conscience. Ex : la visite officielle du pape Léon XIV à Monaco en mars 2026. C’est la rencontre de deux chefs d’État puisque le pape est chef de l’État du Vatican, en même temps que celui de l’Église catholique.

Le fait religieux a une importance politique :

❑ la religion est une affaire de conscience (croire en Dieu, voire en des dieux, ou pas). Mais c’est aussi un fait sociologique incontestable : les religions existent et elles ont une influence sur la vie politique.

❑ les religions peuvent contribuer à la légitimité politique. C’était le cas dans la monarchie française sous l’Ancien régime : « Dieu établit les rois comme ses lieutenants sur la Terre », écrivait Bossuet au XVIIe siècle, sous Louis XIV. Aujourd’hui, la monarchie de droit divin est toujours représentée, en particulier dans des monarchies arabes : au Maroc, en Jordanie, en Arabie Saoudite. Le roi Mohammed VI a des pouvoirs de calife (« commandeur des croyants »), alors que le Maroc a aussi les institutions d’une monarchie parlementaire.

➣ le cas de la République islamique d’Iran (texte de l’ayatollah Khomeiny, 1980).

jeudi 2 avril 2026

➙ Devoir de type étude critique de documents sur la puissance des États-Unis.

jeudi 9 avril 2026

Des degrés variables de libertés de conscience et religieuse (respect de la liberté de croire ou de ne pas croire, de changer de religion, laïcité…).